L'équilibre est au centre des extrêmes.  Une belle tautologie? Oui, mais qui sert à me définir un peu.  Disons que je suis un homme de gauche.  Modéré.  Je dis ce que je pense.  Il m'arrive de faire sourciller des gens.  Car on s'étonne un peu de me voir privilégier un regard global sur les choses.  Les situer dans une perspective historique.

    Je prends mes modèles dans la nature.  Elle nous est une leçon à suivre sur toute la ligne.

    Autour de moi, je vois les révolutions comme un mal nécessaire et bienfaisant à long terme pour les groupes humains.  La Nature elle-même agit de cette façon.  Elle cherche sa voie entre les cataclysmes.  À grands et petits coups d'essais et  erreurs.  Sa force réside cependant dans la lenteur.  Ce qui nous manque à tous.  Sa trotteuse marque le temps à coups de millénaires.  La nôtre, à coups d'années et de modes pasagères.

    "Les boeufs sont lents, mais la Terre est patiente," dirait Pierre Falardeau.

    Aussi faut-il questionner les porte-étendards de nos révolutions.  Ils doivent accepter d'être déroutés par nos questions pour éviter qu'elles n'existent que pour elles-mêmes.  Elles sont là pour changer les choses, pas pour devenir des institutions.  Le problème est que les porteurs de ces révolutions sont des êtres très humains.  À ce titre, ils ont le droit de vouloir  s'accrocher à leurs rêves. C'est pour ça qu'il faut des extrémistes roses ou bleus pour le leur rappeler.   Leur rappeler que la "Terre est patiente" et qu'à tirer sur la fleur, on risque de la casser.  Ou de créer un monstre.   

    Le danger est que, lorsqu'elles piétinent dans le contentement et le manque de discernement, les révolutions peuvent sombrer dans le déséquilibre et verser  dans la sottise de l'intégrisme. 

    À part ça?  Je suis un homme de plein air.  De mer, de forêt, d'altitude et de profondeurs.  Les sports de plein air, la voile, la plongée, le cinéma, le voyage, la photographie, les arts, l'écriture...  Voilà ce que j'essaie de mettre sur ce site. 

 

Raynald Collard