Je connais des bateaux qui n'ont
jamais fini
De s'épouser encore chaque
jour de leur vie
Et qui ne craignent pas, parfois,
de s'éloigner
L'un de l'autre un moment pour
mieux se retrouver
Je connais des bateaux qui reviennent
au port
Labourés de partout plus
graves et plus forts
Je connais des bateaux étrangement
pareils
Quand ils ont partagé
des années de soleil
Je connais des bateaux qui reviennent
d'amour
Quand ils ont navigué
jusqu'à leur dernier jour
Sans jamais replier leurs ailes
de géant
Parce qu'ls ont le coeur à
taille d'oécan!
(Mannik)