"Les mots, c'est comme des armes, ça tue pareil." Léo Ferré
Les miens, surtout ceux qui se lisent, ont parfois baïonnette au canon. Ils peuvent être tendres, sensuels. Ces mots-là glissent toutes voiles dehors dans les baies de la tranquillité. Mais ils peuvent aussi être orages et grains, au pont qui roule dans la mitraille. Car il y a des sujets éculés qui ne méritent aucun quartier.
Je déteste l'étroitesse d'esprit et les fausses vérités. Particulièrement celles qui guident au jugé certaines de nos vaches sacrées. Les vaches sacrées ne sont capables d'aucune autocritique. Elles encombrent les rues de l'information, font flèche de tout bois, se croient investies de toutes les missions, sont imbues de leur nombril. Alors il faut parfois leur mettre le mufle dans leur bouse.
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