Baie-Trinité (détails sur certains naufrages)

NANNA KRISTIANSSAN (détails)

NELSON (détails)

NEW BRUNSWICK OF DUBLIN (détails)

PENELOPE (détails)

RICHARDSON (détails)

VICTORIA (détails)

   
NANNA KRISTIANSSAN

NOTES HISTORIQUES

La barque Nanna Kristianssan de Norvège, 231t, capitaine A.B.Soeving, avait quitté Québec le 27 octobre 1884 pour Douglas île de Man avec une cargaison de bois - chêne, orme, frêne, noyer, pin rouge, pin blanc, et sapin.

Cernée par la tempête et le brouillard, elle s'échouait le 5 novembre 1884 sur un récif à Pointe à Poulin (tout juste de l'autre côté de la pointe vers Pointe des monts). Il y eut deux victimes, Bendick Soeving, second, frère du capitaine; et Ole Bertinius Tounesen, voilier. Perte totale 6000$. La barque n'a pas été renflouée ni remorquée.

Le 17 novembre, le vapeur Otter, capitaine May, donnait passage aux six survivants pour Québec, en même temps que les dix naufragés de la goélette Émilie, échouée aux Îlets-Caribou. Cette violente tempête qui s'était abattue sur la Côte-Nord avait causé plusieurs autres pertes. D'ailleurs, le gardien du Phare de Pointe des monts, monsieur Louis-Ferdinand Fafard, le rapportait le 8 novembre dans un télégraphe destiné à J.U.Gregory, chef du bureau de la marine à Québec:

" Épouvantable tempête à Pointe des monts. Presque tout a été balayé autour du phare. Barque Nanna échouée à Baie-de-la-Trinité. Deux hommes noyés. Bâtiments et ponts renversés. Voitures et chaloupes ont été emportées. Tempête sans pareille depuis 50 ans. Présume les plus grands désastres par en bas, dont on entendra parler plus tard. On croit que mon fils Victor s'est noyé. L'eau a même pénétré dans la tour. Tous les hommes sur les îlots ont perdu leurs effets, leurs équipements de pêche et hangars. Charles et James Jourdain ont sauvé la vie de dix hommes... La goélette Émilie des MM. Gagnon est perdue entièrement. Dix hommes demeurent là dépouillés de tout. Ceux qui arrivent ici pensent qu'il y a de terribles désastres tout au long de la Côte".

Monsieur Fafard avait aussi envoyé une seconde dépêche au Consul de Suède et de Norvège, M. W.A.Shwartzard, lui communiquant les informations suivantes:

" La barque norvégienne Nanna naufragée. Le capitaine a demandé mon secours que je lui ai accordé. Une partie de la cargaison a été sauvée. Le vaisseau est en pièces et il est impossible de faire quelque chose... Deux hommes ont été noyés. La barque est assurée à Arendalo (?) Le capitaine attend votre décision avant de monter à Québec ".

 

Le folklore local nous réserve une petite anecdote racontée par monsieur Firmin Comeau, fils de François-Zoël, et neveu de Napoléon-Alexandre Comeau:

" Un marin est allé cacher une chaudière de pièces d'or dans le bois. Ils ont tendu une chaine de l'épave où était le seau. Plus tard, c'est Francis Poulin qui l'aurait trouvé, et s'est acheté, pas longtemps après, une goélette pour faire du "trade" sur la côte. Ce qui nous fait dire que c'est plausible, c'est qu'un jour Francis a acheté une vache d'un gars de la Rive-Sud et l'a payé sur livraison avec de l'or ."

 

Au dessus de la porte d'un vieux hangar propriété de la famille Poulin de Pointe à Poulin, est clouée une inscription "NANNA KRISTIANSSON". Elle fut recueillie sur la grève, lors du naufrage, par l'ancêtre de la famille Poulin, Jean-Marie. (Voir photo dans la galerie ci-dessous)

 

Devant le Vieux phare de Pointe des monts, nous retrouvons, encore aujourd'hui, deux canons qui servaient pour avertir les capitaines par temps de visibilité restreinte. Ainsi, dans le "Fonds Edouard Déry" conservé à la Société historique de la Côte-Nord à Baie-Comeau, la note suivante fut relevée:

Le premier canon fut installé à l'automne 1867 et mis en marche le 1 ier avril 1868, détonation toutes les heures durant la brume et les tempêtes de neige du 1 ier avril au 15 décembre.

En 1879, on fixe le temps de tir à toutes les demi-heures et même tous les quarts d'heure.

Napoléon-Alexandre Comeau a écrit un article le 17 mars 1885 dans le "Quebec Chronicle" sur le canon de Pointe des monts qui n'est pas adéquat:

"Le moindre vent d'Est empêche les vaisseaux de percevoir le signal d'alarme à moins de cinq ou six milles. Ainsi le capitaine du SS Edith Emily n'aurait jamais entendu la détonation du canon à trois milles du phare où son navire s'est échoué en 1872 par une tempête modérée de vent d'Est. Le capitaine de la barque Nanna échouée à Baie-Trinité en 1884, n'aurait pas non plus entendu le canon à six milles."

Comme les accidents ont surtout lieu à l'Est du phare et aux Îlets-Caribou, N.-A. Comeau suggère de transporter le canon à cet endroit. Il revient à la charge en 1889 dans le "Quebec Chronicle" et réclame ce déplacement ou l'installation d'un sifflet à vapeur.

 

Cliquer ici pour voir une carte de la localisation de l'épave

 

GALERIE DE PHOTOS

cliquer sur la photo pour l'agrandir
L'écriteau de la barque Nanna Kristiansson cloué en haut de la porte d'un hangar à Pointe à Poulin (Collection histoire régionale, SHCN)

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NELSON

NOTES HISTORIQUES

La Trois-mâts Nelson, 942t, du Nouveau -Brunswick, en route de Liverpool, Angleterre, vers Québec, s'est échoué le 10 août 1871 à Baie-Trinité par erreur de compas. Aucune perte de vie.

Le capitaine et l'équipage montèrent à Québec à bord du vapeur Ranger de la compagnie St-Lawrence Tow-boat en même temps que l'équipage du Glenallen.

Le 16 août, monsieur G. Davie, constructeur de vaisseaux, et monsieur W.-G. Roy, agent de la Maison Lloyd, se rendaient à Baie-Trinité à bord du "Margaretha Stevenson" évaluant la perte partielle à 10,000$, confirmant que ce navire sera renfloué et réparé.

 

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NEW BRUNSWICK OF DUBLIN

NOTES HISTORIQUES

Ce que nous connaissons de ce naufrage se résume à:

Ce bateau fit naufrage à Baie-Trinité le 30 novembre 1854. Les 23 membres d'équipage ont dû hiverner au Phare de Pointe des monts. En février, comme les provisions manquèrent, le gardien eût recours au Poste de la Compagnie de la Baie d'Hudson à Godbout.

 

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PENELOPE

NOTES HISTORIQUES

La goélette Penelope s'est échouée à Baie-Trinité le 9 novembre 1838. On sait que le gardien du Phare de Pointe des monts a envoyé un homme avec des membres de l'équipage pour aller chercher les voiles.

 

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RICHARDSON

NOTES HISTORIQUES

La goélette Richardson, capitaine Masen (un Norvégien) et 6 membres d'équipage (desCanadiens), qui s'étaient chargés de bois aux Méchins, s'est remplie d'eau dans la tempête de vent d'Ouest du 15 octobre 1922. Son moteur ne fonctionnait plus. Elle était trop chargée et les écoutilles de cale n'étaient pas étanches.

Dès que le capitaine a pu être assez près de terre, en face de la Pointe aux morts, il jeta l'ancre, mais les vagues étaient beaucoup trop fortes. C'est alors que des résidents du Petit-Mai, messieurs Calixte Thibeault, Boudreault, Pit Moreau, Rosaire Boucher, et J.-B.(?) sont partis le remorquer en "bateau à gazoline". Ils se sont amenés au bout de l'anse des morts, sur le sable à marée basse. Il faisait très froid.

Ils ont alors percé la coque pour vider l'eau, puis ont rebouché ces ouvertures avant la marée montante qui l'a remise à flot. Deux milles pieds de bois de construction , - 2" x 3", 2" x 4" - furent cordés sur la plage. Messieurs Thibeault et Boudreault ont acheté ce bois qu'ils ont vendu à Godbout pour le chantier qui ouvrait en 1923.

Cliquer ici pour voir une carte de la localisation

 

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VICTORIA

NOTES HISTORIQUES

La goélette Victoria, capitaine Germain Pelletier, s'est échouée le 11 novembre 1849 en bas de la rivière petite Trinité. Le gardien du Phare de Pointe des monts a rapporté que le 18 novembre il avait fourni des provisions au capitaine et à son équipage qui partaient pour Québec.

 

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