Pointe des monts (détails sur certains naufrages)
GREENLAND OF SUNDERLAND (détails)

JERNIE(détails)

KINBURN(détails)

LADY BELLEAU(détails)

 
GREENLAND OF SUNDERLAND

NOTES HISTORIQUES

En juillet 1833, le gardien du Phare de Pointe des monts écrit qu'il a fourni des vivres au Brick Greenland of Sunderland, soit 3 barils d'huile, un(1) baril de porc, et un(1) baril de pois. Nous ne possédons pas plus d'informations. Ce bateau n'a peut-être pas eu de bris. Il a peut-être seulement manqué de nourriture?

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JERNIE

NOTES HISTORIQUES

Selon un rapport du gardien du Phare de Pointe des monts, la goélette Jernie, en détresse, a reçu du secours vers la fin de juillet ou le début d'août 1833, soit un(1) baril d'huile et un(1) baril de pois.

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KINBURN

NOTES HISTORIQUES

Ce navire trois mâts, 1198 t, fut construit à Mahone Bay, Nouvelle Écosse, en 1875. Au moment du naufrage il était la propriété de M. Moody de Yarmouth, N.-É. Alors qu'il était en route, sans cargaison, de Buenos Aeres vers Québec, il s'échouait à l'Est de l'Anse à la morue à Pointe des monts vers 23h30 le 5 septembre 1889. Le Capitaine attribua l'accident à un épais brouillard et à l'action des courants. Les pertes totales ont été évaluées à 20 000$.

Le Capitaine, E.W.Tooker, s'étant rendu au Phare de Pointe des monts , fit parvenir la nouvelle à Québec par télégraphe. Il y avait peu d'espoire de sauver le vaisseau en bois qui faisait eau.

Dès le samedi 7, M. W.Simons, expert, s'embarquait à bord du "Otter" à Québec. Il se rendait sur les lieux du naufrage afin de procéder à l'examen du navire, assisté du Capitaine du "Otter".

Le 10, le remorqueur "Beaver" tentait, en vain, de le renflouer. Samedi le 14, tout l'équipage ainsi que l'inspecteur retournaient à Québec à bord du "Otter".

Ce vaisseau, qui avait une coque de bois recouverte de cuivre, récemment réparée, fut vendu à l'ancan, avec tout son équipement, au bureau de la Compagnie Maxham & Co, rue St-Pierre à Québec vendredi le 13 septembre à 11 heures. Il fut adjugé à M. H.Gagnon & Co pour 1600$.

 

(Voici un texte tiré du livre de Élioza Fafard-Lacasse. Légendes et récits. Côte-Nord du Saint-Laurent. Montréal, l'Éclaireur, 1937)

...Il faut dire aussi que nous reçûmes, au phare de Pointe des Monts, des étrangers de tous les pays, et je me souviens qu'un matin de juillet, l'ont entendit frapper à la porte. Quelle ne fut pas notre surprise de nous trouver en présence de quatre ou cinq nègres africains aux lèvres saillantes et aux dents d'ivoire. Nous comprîmes tout de suite qu'un naufrage était arrivé; en effet, nous apercevions à l'est du phare, à demi renversé sur son flanc et monté sur la pointe du rocher de l'Anse à la Morue, un navire gigantesque ayant encore la voilure toute haute. Ce navire norvégien, le "Kinsberg", (note du GPVSM: il s'agit d'un trois-mâts de Nouvelle-Écosse, le "Kinburn") perdu dans la brume épaisse qui couvrait le fleuve depuis huit jours, était venu se jeter sur ce rocher. Le brouillard était d'une telle intensité qu'aucun membre de l'équipage n'avait remarqué la détonation du canon qui avait été tiré ceppendant à tous les quarts d'heure régulièrement.. Nous avons appris, plus tard, que la vraie cause du naufrage était due à une révolte qui s'était élevée sur le bâtiment. Ce dernier, sans guide, et laissé à lui-même, s'était jeté sur la côte; heureusement, malgré la brume, il faisait un temps calme, car l'endroit était l'un des plus dangereux.

Le navire était commandé par le capitaine Tooker, de nationalité écossaise, et l'équipage était composé de marins russes, allemands, espagnols et de quelques nègres du plus beau noir. La difficulté aurait commencé entre le capitaine et son futur gendre qui était à bord, à titre de passager. On ne connut pas la cause du conflit survenu entre eux, mais le jeune homme avait réussi à soulever l'équipage contre le capitaine à qui l'ont avait enlevé le contrôle de son navire. Une bagarre terrible aurait eu lieu entre les deux clans de l'équipage, et le pauvre capitaine aurait été jeté à la mer, si le navire n'était pas venu s'échouer là, quelques heures avant l'exécution de ce criminel projet.

Le capitaine, avec sons équipage, et le jeune Bengez en question, vinrent se refugier au phare en attendant qu'un vaisseau vint les chercher pour les transporter à Québec. Il va sans dire que les relations de cet infortuné capitaine et de son futur beau-fils furent rompues. Ces gens demeurèrent quinze jours au phare, et malgré la diversité des sentiments, des manières, et des couleurs, ils nous firent passer un temps bien agréable. Tous ces types différents avaient chacun un talent particulier; l'un était musicien, l'autre chantait les jolies chansons populaires de son pays, un autre jouait la comédie, de sorte que le phare se transformait en lieu de divertissement tous les soirs, alors que chacun étalait ses tatents à qui mieux mieux. Le jeune Bengez surtout dansait admirablement. Le soir de leur départ, l'un des nègres qui ne s'était pas encore fait entendre, entonna la chanson d'adieu: "Au revoir, au Ciel". La voix de cet Africain était superbe et il rendit cette chanson avec un talent et une expression remarquables. J'avais jamais entendu un chant aussi impressionnant.

Nous n'entendîmes parler ni de ce capitaine ni de son équipage, il est probable que chacun dut reprendre le chemin de son pays respectif. Quand au jeune Bengez, nous apprîmes par la voix des journaux qu'il avait été tué accidentellement lors de l'écroulement qui eut lieu à la terrasse de Québec en 1888, et qui fit tant de victimes. Nous eûmes du regret d'apprendre sa mort, car ce jeune homme était charmant, et nous avions gardé de lui le plus agréable souvenir.

M. Firmin Comeau, un résident de Pointe des monts, nous raconta que les naufragés descendirent à terre par le beaupré. Il nous affirma également que l'ancre (sois disant de Walker qui aurait été trouvée dans l'anse à la morue), proviendrait du site du Kinburn, et qu'elle aurait été sortie par son père. (Serait-ce l'ancre du Kinburn?)

Cliquer ici pour voir une carte de la localisation

ÉTAT DU SITE EN 2002

Immédiatement à l'Est de l'Anse à la morue, un haut fond de granit, orienté longitudinalement et distant d'environ 30 mètres de la rive, abrite le site du Kinburn. Les quelques rares vestiges de ce naufrage gisent entre le haut fond en question et les rochers du littoral. Ils couvrent une superficie d'à peine 400 mètres carrés (20 m x 20m environ). La maigre quantité d'artefacts s'explique par le fait que cette épave fut vendue à l'ancan et démolie pour récupérer le cuivre et la ferraille. On y retrouve encore quelques pièces de métal éparpillées.

PLONGÉE SOUS-MARINE

C'est un site de plongée très bien limité par le haut fond et le littoral. La profondeur peut varier entre un(1) et sept(7) mètres environ suivant les marées. La seule façon pour s'y rendre est en bateau. Il y a très peu de courant lorsque la mer est à l'étal. Toutefois il faut se méfier de forts courants, en dehors du haut font, durant les fins et les débuts de marées.

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LADY BELLEAU

NOTES HISTORIQUES

En route de Montréal vers Terre-Neuve avec une cargaison générale, cette goélette fit côte près de Pointe des monts durant l'été 1887. La perte sur le bâtiment s'est chiffrée à 600$ alors que celle de la cargaison atteint 4600$. Cet incident aurait été une perte totale si le remorqueur "Dauntlers" n'avait pas été dans le voisinage.

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